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La glande thyroïde

Qu’est-ce que la thyroïde ?

C’est une glande endocrine située à la base du cou. Ne pesant qu’une vingtaine de grammes, elle n’est normalement ni visible, ni palpable. Avec sa forme de papillon, elle comporte deux ailes latérales appelées lobes, d’environ 5 cm de haut sur 2 cm de large, réunies par un isthme. La glande thyroïde est plaquée sur la trachée, avec qui elle remonte lorsque nous avalons.

Les quatre glandes parathyroïdes, de la taille d’un petit pois, sont situées derrière les deux lobes. En cas d’hypocalcémie, c’est-à-dire d’une quantité insuffisante de calcium dans le sang, ces glandes ont une fonction de régulation. En effet, elles élèvent le taux de calcium pour le ramener à son niveau normal. Deux d’entre elles sont enfouies dans la masse thyroïdienne et peuvent être lésées en cas d’intervention chirurgicale. La glande thyroïde est également en contact avec les nerfs récurrents, deux petits nerfs qui commandent la mobilité des cordes vocales. La thyroïde est formée d’un grand nombre d’unités fonctionnelles appelées « follicules », bordées de petits vaisseaux. Chaque follicule est une sorte de sac qui contient un liquide jaunâtre : le colloïde. Les follicules sont un véritable piège à iode : ils captent avidement l’iode et le stockent dans le colloïde.

Les différentes maladies de la thyroïde

L’hyperthyroïdie : quand la thyroïde s’emballe  

Le terme d’hyperthyroïdie regroupe un ensemble de syndromes résultant de la sécrétion d’une trop grande quantité d’hormones thyroïdiennes. Cette production hormonale accrue provoque un hyperfonctionnement de tout l’organisme : tout fonctionne trop et trop vite. Les causes de l’hyperthyroïdie peuvent être multiples, mais dans la majorité des cas, l’hyperfonctionnement de la glande est dû à la maladie de Basedow, aussi connue sous le nom de maladies de Graves.

Il existe des causes moins fréquentes d’hyperthyroïdie comme par exemple l’adénome toxique qui se définit comme un nodule thyroïdien isolé, qui finit par sécréter une quantité d’hormones 100 fois supérieure au reste de la glande thyroïde. Au vu des symptômes, l’adénome toxique pourrait être confondu avec la maladie de Basedow, à la différence qu’il n’y a pas de troubles oculaires ni d’anticorps antithyroïdiens dans le sang.

Et enfin l’hyperthyroïdie factice qui se manifeste suite à l’absorption d’hormones thyroïdiennes, généralement dans le but de perdre du poids. Une publication japonaise récente mentionne plusieurs cas d’hyperthyroïdie chez les consommateurs d’herbes chinoises destinées à faire maigrir. A noter que, l’hyperthyroïdie factice est certes un moyen de perdre du poids néanmoins elle expose également à tous les problèmes liés à un excès d’hormones thyroïdiennes. Il faudra donc compoter sur les troubles du rythme cardiaque, la nervosité, l’ostéoporose etc…

L’hypothyroïdie : quand la thyroïde fonctionne au ralenti

Alors que l’hyperthyroïdie se manifeste par une accélération de tous les processus biologiques, dans l’hypothyroïdie, tout l’organisme est au ralenti. Le métabolisme de base, la production de chaleur, le rythme cardiaque, le transit intestinal, la combustion de graisses etc… En effet, le terme d’hypothyroïdie regroupe un ensemble de syndromes résultant d’une sécrétion insuffisante des hormones thyroïdiennes. On distingue deux formes d’hypothyroïdie : l’hypothyroïdie primaire et l’hypothyroïdie secondaires, quant à elle, est consécutive à une atteinte de l’hypophyse ou de l’hypothalamus. On parle aussi d’hypothyroïdie d’origine centrale.

Le plus souvent l’hypothyroïdie est due à une attaque de la glande par le système immunitaire de l’organisme. Deux principales maladies auto-immunes peuvent être responsables d’une insuffisance de fonctionnement de la thyroïde d’Hashimoto et le myxœdème atrophique.

L’hypothyroïdie du post-partum est probablement assez fréquente, mais souvent méconnue. Son incidence serait de 1 à 2%. Cette forme d’hypothyroïdie touche les femmes ayant accouché et fait son apparition dans les trois à huit mois suivant la naissance de l’enfant. Elle pourrait être responsable des « états dépressifs » dont sont victimes certaines jeunes mamans. Il se pourrait en fait, que l’hypothyroïdie du post-partum reflète l’aggravation d’une thyroïdite auto-immune préexistante. Le plus souvent l’hypothyroïdie n’est que transitoire et guérit spontanément. En revanche 30% des femmes qui en ont souffert sont à nouveau confrontées à l’hypothyroïdie lors des grossesses ultérieures.

 

La thyroïdite chronique de Hashimoto

Cette maladie touche avant tout les femmes d’âge moyen. A l’examen clinique, la thyroïde augmente de volume, avec présence d’un goitre indolore. L’échographie met en évidence une thyroïde très hétérogène, parsemée de petits nodules. Le fonctionnement de la thyroïde peut rester normal. Toutefois, le médecin découvre souvent une patiente en état d’hypothyroïdie, avec son cortège de symptômes. Rarement, la maladie peut se révéler par des signes d’hyperthyroïdie : diarrhée, intolérance à la chaleur et nervosité. Cependant, l’hyperthyroïdie n’est que passagère et l’évolution se fait très souvent vers l‘hypothyroïdie. Cette hypothyroïdie est parfois très discrète et relevée uniquement par le dosage de la TSH qui est trop élevé et pas un abaissement des taux des hormones thyroïdiennes dans le sang.

La thyroïdite du post-partum

Elle survient trois à six mois après un accouchement. Elle semble être d’origine auto-immune car les analyses de sang mettent en évidence des taux élevés d’anticorps antithyroïdiens. Le symptôme prédominant est l’apparition d’un goitre indolore, parfois accompagné d’une hyperthyroïdie passagère. Cette hyperthyroïdie passagère peut n néanmoins se compliquer de symptômes cardiaques, nécessitant la prie de bêtabloquants. L’évolution se fait vers une hypothyroïdie, qui, si elle est intense, nécessite un traitement substitutif par hormones thyroïdiennes.

La thyroïdite de Riedel

Elle se caractérise par une fibrose extensive de la glande. Progressivement, le tissu glandaire devient fibreux et perd toute son élasticité. Cette forme de thyroïde est néanmoins très rare et touche essentiellement des femmes d’âge moyen. Les premiers symptômes sont souvent dus à la compression des tissus du voisinage : gêne au niveau du cou, toux persistante, troubles respiratoires, difficultés à avaler les aliments solides etc… A l’examen clinique, la glande est dure à la palpation, à l’instar d’une pierre. Les examens biologiques sont normaux et la recherche d’anticorps antithyroïdiens s’avère négative. L’évolution de la maladie peut être favorable grâce à l’administration de corticoïdes. Souvent le traitement repose sur la chirurgie, qui vise à décomprimer les tissus de voisinage. Les tissus prélevés au cours de l’intervention confirment le diagnostic de thyroïdite Riedel.

Nous espérons que cet article vous aide à mieux comprendre cette glande qui joue un rôle fondamental dans le fonctionnement de notre organisme et qui contribue de façon non-négligeable à notre bien-être quotidien.

Le cancer de la thyroïde

En France, le cancer de la thyroïde frappe environ 4000 personnes par an. Considéré comme un cancer rare, sa fréquence ne cesse pourtant d’augmenter depuis 197.

Qu’est-ce que le cancer de la thyroïde ?

La grande majorité des tumeurs de la thyroïde sont de nature bénigne et se développent à partir des cellules follicules. Ces tumeurs bénignes se présentent soit sous forme de kystes à contenu liquide, soit sous forme de tumeurs solides, aussi appelées adénomes.

Environs 5 à 10% des tumeurs de la thyroïde sont des tumeurs malignes ou cancers. Dans la plupart des cas, les tumeurs cancéreuses sont constituées de cellules à la structure et aux propriétés très voisines du tissu thyroïdien normal. Elles produisent de la thyroglobuline et fixent l’iode radioactif. Pour cette raison on les qualifie de « différenciées »

Les circonstances de découverte d’un cancer de la thyroïde sont variables. Dans certains cas, un nodule palé au niveau du cou. D’autres fois, la tumeur est révélée à l’occasion d’un examen échographique du cou.

Classification des cancers de la thyroïde

Le cancer papillaire est le plus fréquent des cancers de la thyroïde. Bien différencié, il fixe l’iode. Les cellules papillaires ont des noyaux très caractéristiques, qui les rendent facilement reconnaissables à l’examen cytologique. Ce cancer donne surtout lieu à des métastases au niveau des ganglions du cou. Rarement, les cellules cancéreuses s’implantent au niveau des poumons et des os.

Moins fréquent que le cancer papillaire, le cancer folliculaire est plus difficilement reconnaissable à l’examen cytologique. En effet, il peut être confondu avec un adénome folliculaire. Il s’agit d’un cancer peu agressif. Son évolution est lente et les métastases à distance sont rares.

Peu différencié, le cancer anaplasique conserve peu de propriétés des cellules folliculaires normales. Il ne fixe plus l’iode radioactif et la production de thyroglobuline est faible. Le pronostic de ce cancer, survenant plus souvent chez les personnes âgées est grave.

Très rare, le cancer médullaire se développe à partir des cellules C qui secrètent la calcitonine. Il ne fixe pas l’iode  radioactif. Le cancer médullaire est héréditaire dans près d’un quart des cas. Décrit pour la première fois en 1959, le cancer médullaire représente près de 7% de la totalité des cancers de la thyroïde. Prenant son origine dans les cellules para folliculaires du parenchyme thyroïdien chargées de sécréter la calcitonine, ce cancer peut être diagnostiqué grâce au dosage de la calcitonine dans le plasma. Contrairement aux autres cancers, il ne capte pas l’iode mais peut à la fois s’étendre localement ou s’implanter à distance en empruntant la circulation sanguine.

Comment traite-t-on un cancer de la thyroïde ?

Le traitement d’un cancer thyroïdien implique plusieurs étapes successives. Les chances de guérison sont les meilleures lorsque le traitement associe ablation chirurgicale totale de la glande et administration d’iode 131.

L’ablation de la thyroïde

La chirurgie est la première étape du traitement, et de loin la plus efficace. Elle consiste en une ablation totale de la glande thyroïde : la thyroïdectomie totale. Il s’agit de la méthode la plus sûre pour éviter l’extension du cancer. Après l’opération, la prise de thyroxine est nécessaire pour compenser l’absence de fabrication des hormones thyroïdiennes par l’organisme.  

Curage ganglionnaire

Dans certains cancers, le chirurgien procède à un curage ganglionnaire. L’étendue de l’ablation dépend du nombre de ganglions atteint. Au cours de cette intervention, les ganglions situés autour de la glande thyroïde sont enlevés par l’incision horizontale utilisée pour enlever la glande. Parfois, le curage doit être étendu à la partie latérale du cou. Il faut alors prolonger l’incision. Mise à part une petite enflure passagère du visage, aucun effet indésirable ne fera son apparition.

Traitement de l’iode 131

L’utilisation de l’iode 131 après l’opération est très fréquente comme ce traitement associé à la chirurgie donne de meilleurs résultats au long terme. Le traitement se présente sous forme de gélule à avaler. Il permet de détruire les résidus de glande thyroïde susceptibles d’avoir échappé à la chirurgie ainsi que les métastases locales ou à distances. Il s’agit d’un traitement simple, qui nécessite cependant une hospitalisation de plusieurs jours. Le traitement est généralement bien toléré à l’exception de quelques effets passagers mineurs : gêne au niveau du cou, modifications du goût diminution de la salive etc…

Radiothérapie externe

Une radiothérapie externe, qui fait appel à des rayons X venant d’une source extérieure, comme le traitement au cobalt, est rarement nécessaire. Elle est parfois utilisée lorsque le cancer de la thyroïde ne peut être complétement réséqué. Durant 4 à 6 semaines, une radiothérapie externe est appliquée, à faibles doses, sur la région du cou. Des réactions secondaires au niveau de la peau comme des rougeurs ou une pigmentation renforcée s’observent chez une minorité de patients.

Le pronostic du cancer de la thyroïde est globalement très bon. Il dépend notamment de l’âge du patient au moment du diagnostic, du type de cancer et du développement plus ou moins avancé de la maladie. Schématiquement, le pronostic est excellent pour les tumeurs de moins de 1 cm, il est favorable pour les tumeurs de 1 à 4 cm, et il est sérieux lorsque le diamètre de la tumeur dépasse 4 cm. Il faut cependant noter que ces notions sont données à titre indicatif, chaque cas étant particulier.